Analyse

Football: Perte de talents dans le football haïtien, un phénomène qui prend forme!

 

Haïti, un pays riche en talent, mais les dirigeants ne pensent qu’à leurs intérêts mesquins malgré la situation chaotique des joueurs, en place de changement de situations, les dirigeants les font croire qu’un visa américain est le sauveur d’un footballeur.

Depuis plusieurs années, plusieurs générations de joueurs et joueuses qui fréquentent nos sélections nationales, souvent sur chaque 23 jeunes, au moins 15 passent inaperçus. Plus près de nous, de 2007 à nos jours, qui peut comptabiliser le nombre de talents qui disparaissent dans le milieu du foot et parfois sans aucune explication?

Des générations brillantes en cadettes, mais après ils sont livrés à eux-même! Après la coupe du monde U17 l’an 2007, majorité de la presse sportive haïtienne avait prévu qu’à partir de 2010, avec la continuité, Haïti aura des joueurs éparpillés un peu partout peut-être avec des ambitions d’avoir une carrière professionnelle dans le football, c’est-à-dire gagner le pain de vie avec le sport de leur choix. Malheureusement, cette génération qui avait tant de talents comme Widner Saint-Cyr, Sheldon Dolean, Grégory Ismaël, Valdo Normil, Peterson Joseph. Pour ne citer que ceux-là, il n’y a que 2 qui, en partie, arrivent à faire leur carrière dans le football, tant au niveau de club, et peut-être en équipe nationale. On parle de Mechack Jérôme et Charles Erold Junior, on peut ajouter Peterson Joseph mais c’était trop court sur la durée.

Mais à qui profite la perte des talents dans le football haïtien ?

Souvent des joueurs et joueuses qui connaissent déjà le goût de la sélection nationale disparaissent du radar. Dans le football féminin, on peut citer des talents comme Abaina Louis, Walandjina Cyriaque, ancienne capitaine de l’équipe nationale u20 Kensia Destinvil, Seindi Jeune, des joueuses Comme Rachelle Caremus, Clarene et Claurette Râteau, Ayana Jean-François, Sauveline Beaubrun qui sont toutes des générations diverses. On pose toujours ces questions. Pourquoi nos talents abandonnent le sport de leur choix au cours de route?
On a eu la chance de recueillir un témoignage d’une ancienne joueuse et d’un ancien joueur.

« Parfois vous laissez tomber le football pour aller chercher un mieux-être aux États-Unis, à chaque fois que vous pensez à vos objectifs d’enfance, vous vous trouvez dans l’obligation de ne jamais aimer ni être tolérant envers les dirigeants de football haïtien »

A partir de cette phrase on peut comprendre que souvant ils sont des marginalisés des dirigeants, ils travaillent pour embellir les dirigeants mais sans rien trouver en retour.

Ce pendant, il y a quelques joueurs et joueuses qui croient en un seul roi. Pour eux, malgré l’état critique du football depuis quelques temps, où des joueurs et joueuses ne peuvent pas vivent de football puisque c’est un football pauvre que le dirigeants soutiennent en Haïti. Aucune structure adéquate, aucun salaire de base exigé pour les joueurs et joueuses. En conclusion, c’est un football misérable. La situation peut changer seulement si on a la chance d’avoir la bénédiction du roi de l’époque pour être convoquer en équipe nationale. Malgré ça, le joueur en question considère ces modes de dirigeants comme mentor du football.

Si on on considère la disparition de plusieurs générations, surtout pendant ces 4 dernières années, on peut aussi comprendre la méchanceté des dirigeants corrompus qui ont les moyens de manipuler des athlètes à leur sens, juste pour contempler leur perte du pouvoir économique dans ce sport roi en Haïti mais le traitement des joueurs et joueuses sont toujours pauvres. Il faut que le football haïtien se transforme en football professionnel d’où les joueurs connaissent les salaires fixés par la FHF.


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