Mondy Prunier à l’US Orléans : un nouveau départ pour se libérer du poids d’un penalty
C’est officiel : Mondy Prunier est Orléanais. L’attaquant international haïtien de 26 ans quitte le Sporting Charleroi pour rejoindre l’US Orléans, club de National 1 (la troisième division française). Un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le natif de Carrefour, mais aussi une bouffée d’air frais après deux années galères.
Un transfert qui soulage
Prunier appartient au Royal Charleroi Sporting Club depuis l’été 2024. Mais il n’a jamais vraiment eu sa chance en équipe première. Charleroi l’a aussitôt prêté aux Royal Francs Borains en Belgique pour la saison 2024-2025. Là-bas, il a plutôt bien marché : 10 buts en 28 matchs, terminant quatrième meilleur buteur du championnat.
Puis, en septembre 2025, nouveau prêt au KAS Eupen. Mais cette fois, ça coince. Pas de but. Rien. Le joueur est en plein doute. Charleroi le prête une nouvelle fois aux Francs Borains en 2026, avant de le laisser définitivement filer vers Orléans.
Le montant du transfert reste inconnu. Mais l’essentiel est ailleurs : Prunier veut repartir de zéro, loin de la Belgique et de ses démons.
Le penalty qui a tout changé
Pour comprendre pourquoi Mondy Prunier en est arrivé là, il faut revenir au 19 juin 2025. Ce jour-là, en Gold Cup, Haïti affronte Trinidad-et-Tobago. Le match est crucial. À la 86ᵉ minute, alors que le score est de 1-1, Haïti obtient un penalty.
Prunier, confiant, s’avance. Il tire… et envoie le ballon dans les nuages. Le match se termine sur un nul. Haïti est éliminée.
Ce penalty, les supporters haïtiens ne l’ont pas digéré. Sur les réseaux sociaux, c’est un déferlement de haine. L’attaquant, qui était une étoile montante, se retrouve éteint, humilié, brisé. Le sélectionneur national ne le rappelle plus. Prunier sombre dans une dépression, coupe les ponts avec ses proches.
Un nouveau souffle à Orléans
Aujourd’hui, le voilà en France, à l’US Orléans. Un club qui croit encore en lui. L’attaquant de 1,88 m arrive avec une mission : retrouver le chemin des filets et la confiance perdue.
Il n’est pas le premier à traverser une telle tempête. Lionel Messi, en 2016, avait lui aussi raté un penalty en finale de Copa América et voulu quitter la sélection. Aujourd’hui, il est aimé de tous. Preuve qu’un échec ne définit pas une carrière.
À Orléans, Mondy Prunier peut écrire un nouveau chapitre. Loin des critiques, dans un championnat qui peut lui offrir une renaissance. Son talent n’a pas disparu. Il est juste enfoui sous le poids d’une mauvaise nuit. Et si ce transfert était le début de sa résurrection ?
