CDM 2026: En quelques jours, Haïti perd son record au profit de la RDC puis de Curaçao

Par Mythsouka Jean-philippe

Après avoir marqué l’histoire avec une liste de 16 joueurs nés hors du territoire haïtien pour la Coupe du monde 2026 ( dépassant ainsi le Maroc de 2022 et ses 14 joueurs issus de la diaspora ) les Grenadiers viennent déjà d’être dépassés… et même largement.

Deux sélections ont désormais fait tomber ce record historique : la République démocratique du Congo et surtout le Curaçao.

Pour sa deuxième participation à la Coupe du monde, la RDC a convoqué 19 joueurs nés hors du territoire national sur les 26 sélectionnés. Une statistique impressionnante portée par une immense diaspora congolaise répartie entre la France, la Belgique, la Suisse et l’Angleterre.

Les Léopards pourront notamment compter sur des joueurs comme Aaron Wan-Bissaka, Yoane Wissa, Theo Bongonda ou encore Cédric Bakambu.

Mais le cas le plus spectaculaire reste celui du Curaçao.

Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, la sélection caribéenne a dévoilé une liste composée de… 25 joueurs nés hors du territoire national sur 26 convoqués.

Un chiffre totalement inédit dans l’histoire du Mondial.

La quasi-totalité de l’effectif est née aux Pays-Bas, conséquence directe des liens historiques entre Curaçao et le royaume néerlandais. Plusieurs joueurs ont même été formés dans de grands centres de formation hollandais avant de choisir de représenter l’île caribéenne sur la scène internationale.

Parmi les noms les plus connus figurent Tahith Chong, ancien espoir de Manchester United, Riechedly Bazoer, Joshua Brenet ou encore Jürgen Locadia.

Cette évolution illustre à quel point les diasporas jouent aujourd’hui un rôle central dans le football international, notamment pour les nations africaines et caribéennes.

En l’espace de quelques jours seulement, le record est donc passé :

du Maroc (14 joueurs nés hors du pays en 2022),
à Haïti (16),
puis à la RDC (19),
avant d’être pulvérisé par Curaçao avec 25 joueurs nés à l’étranger.

Une statistique qui montre aussi l’évolution des identités footballistiques modernes, où de nombreux joueurs choisissent de représenter la terre de leurs origines familiales plutôt que leur pays de naissance.

Le Mondial 2026 s’annonce ainsi comme la Coupe du monde la plus marquée par les diasporas de toute l’histoire.

Laisser un commentaire