Analyse

Équipe féminine d’Haïti : entre potentiel existant et besoin urgent de renforts stratégiques en 2026

Par: OCCEAN Celian Oranier

 

 

À l’approche des prochains matchs internationaux, la sélection féminine haïtienne se trouve à un tournant important. Si le potentiel individuel est indéniable, l’équipe montre encore certaines limites face à des adversaires mieux structurés dans la zone. Pour franchir un cap et mieux rivaliser, Haïti (W) a besoin d’au moins 3 à 5 renforts ciblés, capables d’apporter équilibre, efficacité et profondeur à l’effectif.

Trois profils clés pour renforcer la sélection
Danique Ypema, Océane Toussaint et Raphino Britany apparaissent aujourd’hui comme des options sérieuses pour renforcer des secteurs stratégiques de l’équipe nationale.

Danique Ypema (26 ans), préparer la transition

À 26 ans, Danique Ypema représente une solution crédible pour pallier la baisse progressive de rendement d’Amandine Pierre-Louis, aujourd’hui dans la trentaine. Sans remettre en cause son expérience ni son apport, la sélection doit anticiper l’avenir.
Ypema pourrait apporter plus de fraîcheur physique, d’intensité dans les duels et une meilleure constance sur l’ensemble d’un match, des éléments essentiels face à des équipes plus athlétiques.

Océane Toussaint (21 ans), une gardienne pour sécuriser l’arrière-garde

Gardienne de but évoluant au PSG, Océane Toussaint (21 ans) constitue un renfort stratégique à un poste clé. Son intégration permettrait d’apporter davantage de sérénité et de confiance à la défense haïtienne.
Certaines hésitations observées dans les cages, notamment avec Kianna Pietrus, ont parfois conduit à des buts évitables. Bien que cette dernière ne soit pas une mauvaise gardienne, elle a besoin de plus de concurrence et d’un environnement plus exigeant pour continuer à progresser et élever son niveau.

Raphino Britany, l’attaquante “tueuse” qui fait défaut

Évoluant en D1 portugaise avec le Sporting, Raphino Britany correspond parfaitement au profil qui manque actuellement à Haïti : une attaquante capable de convertir les occasions.
Aujourd’hui, Melchie Dumornay est contrainte de fournir énormément d’efforts offensifs, ce qui limite parfois sa lucidité devant le but. De son côté, Roseline Éloissaint montre certaines limites dans la finition.
L’arrivée de Raphino Britany permettrait de rééquilibrer le secteur offensif, d’améliorer l’efficacité devant le but et de réduire la dépendance excessive à Dumornay.

Ajustements nécessaires dans le jeu collectif

Sur le plan offensif, Nérilia Mondésir semble progressivement retrouver sa place au sein du collectif après une période plus discrète. Son influence devra toutefois se confirmer sur la durée afin de redevenir un véritable pilier de l’attaque.

Au milieu de terrain, Dassiar Torbert, qui évolue au DC Power FC, pourrait jouer un rôle important. Son apport permettrait d’aider Dumornay dans l’animation du jeu, en améliorant la transition entre le milieu et l’attaque et en créant davantage d’occasions franches.

La sélection féminine haïtienne dispose d’un vivier intéressant, mais le potentiel seul ne suffit plus. Pour rester compétitive dans la zone et viser des résultats plus ambitieux, des renforts stratégiques s’imposent.
L’intégration de joueuses comme Danique Ypema, Océane Toussaint et Raphino Britany, combinée à une meilleure exploitation des talents déjà présents, pourrait permettre aux Grenadières de franchir un nouveau palier sur la scène régionale.

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