CDM 2030: Si le Grand Brésil fait le grand ménage, Haïti devrait aussi faire de même

 

À quatre ans de la Coupe du monde 2030, la Confédération brésilienne de football (CBF) a choisi d’anticiper l’avenir en lançant un profond renouvellement de son effectif sous la direction de Carlo Ancelotti. Une stratégie qui soulève une question légitime : Haïti ne devrait-elle pas suivre la même voie ?

Le Brésil a compris qu’aucune grande nation ne prépare une Coupe du monde en attendant la dernière minute. La CBF a déjà entamé sa transition générationnelle en se séparant de l’entraîneur des gardiens Claudio Taffarel après huit années de service. Selon plusieurs informations, des cadres expérimentés comme Alisson, Ederson et Weverton pourraient progressivement céder leur place à une nouvelle génération dès les prochaines convocations. L’objectif est clair : bâtir une équipe compétitive pour 2030.

Ce choix invite à une réflexion sur la sélection haïtienne.

À l’image du Brésil, Haïti doit également penser à l’avenir. Certains cadres ont énormément apporté aux Grenadiers, mais le temps impose désormais une transition progressive.

La méforme actuelle de Duckens Nazon ainsi que de Frantzdy Pierrot, montrent que le renouvellement offensif devient une nécessité. Il ne s’agit pas d’écarter des joueurs par manque de reconnaissance, mais de préparer la relève tout en maintenant un équilibre au sein du groupe. Nazon en 2030 aura 36 ans et Frantzdy Pierrot en aura 35 ans quant à lui.

Dans d’autres secteurs, certaines hiérarchies méritent également d’être réévaluées. Ricardo Adé actuellement a 36 ans, en 2030 il aura 40 ans. Garven-Michee Metusala ne devrait pas être considéré automatiquement comme le premier choix vu dans le niveau qu’il évolue pour l’instant, tandis que Carl Fred Sainté mérite davantage de responsabilités mais il doit progresser, car il est resté stagné et très timide à son poste. La situation de Josué Duverger, qui évolue actuellement en cinquième division doit être repensée, ainsi que celle de Derrick Etienne Junior un joueur qui n’a rien apporté offensivement pour la sélection ça fait longtemps, devrait aussi faire l’objet d’une analyse basée sur le niveau de performance avant toute forme de convocation en équipe nationale à l’avenir.

Le principe directeur doit être celui de la méritocratie. Le rapatriement de Gorby Jean-Baptiste devrait constituer une priorité absolue pour la FHF , tout comme l’intégration des frères Ceïdes, potentiellement Odson Édouard devrait être appelé en sélection pour renforcer le secteur offensif de la sélection aux côtés de Isidor, Lenny , Providence, Deedson et Yassin , des jeunes comme : Victor Joseph, Kayden Pierre, Keeto Thermoncy représentent l’avenir des Grenadiers, on doit suivre et surveiller leurs progressions et le cas de Gaël Alette doit être prise en compte afin d’instaurer une véritable concurrence, notamment dans le poste de gardien occupé par Alexandre Pierre.

Enfin, la Fédération haïtienne doit poursuivre son travail d’identification et de recrutement des jeunes binationaux qui évoluent dans le haut niveau qui soit susceptibles de renforcer durablement la sélection nationale.

Le Brésil démontre qu’une grande sélection prépare son avenir bien avant les grandes échéances. Pour Haïti, l’heure est venue d’engager une transition réfléchie, fondée sur les performances, la concurrence et la jeunesse. Si les Grenadiers veulent franchir un nouveau cap et construire une équipe capable de rivaliser à long terme, le renouvellement de l’effectif n’est plus une option : c’est une nécessité.

Par James Bake

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