Analyse

Sélection nationale : Les Maillons Faibles du Onze de Départ

Par Jackenson Louis

Parlons franchement. Parce qu’à force de maquiller la vérité, c’est la vérité qui finit par nous maquiller une élimination.

🟥 Ricardo Ade : L’empereur… sans empire.
Champion de la Copa Sudamericana, taulier à Quito, mais en sélection, il se transforme en distributeur automatique d’erreurs. Il a 49 sélections, mais combien de frayeurs ? Des relances dignes d’un film d’horreur, un sens du placement parfois aussi fiable qu’un bus en grève à Port-au-Prince. En club, il commande la défense. En sélection, c’est l’anarchie en 3D.

🟨 Carlens Arcus : autrefois foudre, aujourd’hui ombre.
Il fut un temps où Arcus débordait avec l’élégance d’un félin. Aujourd’hui, c’est plutôt un chaton fatigué. À la Gold Cup, il a traversé les matchs comme un fantôme en pèlerinage : 255 minutes d’absence bien présente. Pendant ce temps, Paugain Jean, en 15 petites minutes, a rappelé ce qu’était un latéral : envie, impact, culot. Un clash de générations ou juste un rappel à l’ordre ?

🟥 Cantave et Dulysse : Duo tragico-comique.
Dulysse, c’est la version foot d’un téléphone sans réseau. Et Cantave ? Une énigme. Ni ailier, ni meneur, ni impact player. Juste là. Présents par erreur ou par tradition ? Leur contribution se mesure en centimètres parcourus inutilement. L’un rate des contrôles simples, l’autre des décisions logiques. Un festival de gestes inutiles à l’entrée de la grande scène.

🟨 Nazon & Pierrot : Les buteurs saisonniers.
Contre des îles anonymes ou des défenses en papier mâché, ils font la loi. Mais face aux costauds ? Ils disparaissent. On dirait deux lions en cage quand il s’agit de sortir les crocs face aux vrais défis. Statiques, prévisibles, parfois esseulés mais souvent inefficaces. Leur statut de chouchous du public tient plus du souvenir que du rendement.

🧨 Conclusion : Une révolution douce ou un naufrage programmé ?

Le onze de départ ressemble parfois à une vieille playlist qu’on n’a pas le cœur à changer… alors qu’elle n’a plus le moindre tube. Il est peut-être temps de récompenser le mérite, l’audace, et de tourner la page des noms « intouchables ». Parce qu’à ce rythme, ce ne sont pas les adversaires qui nous éliminent, c’est notre propre entêtement.

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