Entre égo et la honte, Odsonne Édouard essaie de justifier son absence

 

Par James Bake

Pendant que tout un peuple vibrait, souffrait et rêvait derrière les Grenadiers durant les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, certains observaient de loin, avec le regard tourné vers Clairefontaine et le maillot bleu de la France. Aujourd’hui, alors que la sélection haïtienne s’apprête à vivre l’un des plus grands moments de son histoire moderne, les déclarations d’Odsonne Édouard résonnent comme un couteau à deux bords pour des milliers de supporters haïtiens.

En octobre 2025, dans un article publié par Sport Passion Info, les propos d’Odsonne Édouard étaient clairs : il espérait encore porter le maillot de l’équipe de France et considérait cela comme “la suite logique” de sa carrière. Une déclaration assumée, froide, presque calculée sorti dans le Journal Équipe. À ce moment-là, Haïti semblait être une option secondaire, une porte de secours en cas d’échec avec les Bleus.

Mais aujourd’hui, le discours change. Le joueur du RC Lens explique qu’il ne se sentait pas légitime de jouer la Coupe du Monde avec Haïti parce qu’il n’avait pas participé à la campagne qualificative. Une sortie médiatique qui provoque incompréhension chez de nombreux observateurs haïtiens.

Car la vraie question est simple : où était cette logique quand il rêvait encore d’être appelé par Didier Deschamps sans avoir disputé les qualifications avec la France ?

Le football est cruel, mais il expose souvent la vérité des intentions humaines. Pendant des années, Odsonne Édouard a entretenu l’idée que la France restait son objectif principal. Il voulait les Bleus, il attendait les Bleus, il espérait les Bleus. Pourtant, il n’a jamais été un acteur majeur du projet français, encore moins un joueur impliqué dans une campagne qualificative internationale avec le Tricolore.

Mais cela ne semblait pas déranger le joueur à cette époque.
Il était prêt à accepter une éventuelle convocation de dernière minute de la France, même sans avoir participé au combat, aux sacrifices ou aux éliminatoires. Là, la notion de “mérite” semblait soudainement moins importante. Là, la légitimité ne posait aucun problème.

Alors pourquoi cette morale apparaît-elle uniquement lorsqu’il s’agit d’Haïti ?
Voilà ce qui choque aujourd’hui. Voilà ce qui dérange profondément une partie du peuple haïtien.

Car, pendant que certains rêvaient d’un confort européen et d’un hypothétique appel de Équipe de France de football, d’autres ont mouillé le maillot pour Haïti dans des conditions difficiles, parfois dans l’indifférence totale. Des joueurs ont accepté les longs voyages, les critiques, les terrains compliqués, les crises internes, simplement par amour du drapeau haïtien.

Ces joueurs-là n’ont pas attendu que Haïti se qualifie pour montrer leur attachement.
Aujourd’hui, entendre qu’on ne voulait pas “arriver à la dernière minute” donne presque l’impression d’une excuse diplomatique destinée à calmer une colère populaire devenue incontrôlable. Mais le football n’oublie pas. Les supporters non plus.

Le peuple haïtien peut accepter un refus. Ce qu’il accepte difficilement, c’est l’impression d’avoir été considéré comme un deuxième choix. Et en dépit de tout le peuple haïtien espérait même à la dernière minute la venue d’un joueur dans le calibre de Odson , la preuve en est bien grande et claire, ils ont acclamé haut et fort la venue de Wilson Isidor qui n’a pas fait la campagne avec Haïti et en tout dernier lieu les venus des joueurs comme Dominique Simon et Lenny Joseph sont grandement appréciés et salués par la première République Noire du Monde Libre.

Et dans cette histoire, le silence aurait peut-être été plus honorable que certaines explications grotesques.

Odson Édouard avait parfaitement le droit de choisir la France. Personne ne peut lui enlever cette liberté. Mais dans le football comme dans la vie, les mots ont un poids, et les contradictions encore plus.

Aujourd’hui, ses excuses peinent à convaincre parce qu’elles arrivent trop tard et semblent contredire ses propres ambitions passées. Entre la honte ressentie par certains supporters et la colère d’un peuple qui voulait simplement du respect, cette affaire laisse une cicatrice dans la relation entre le joueur et Haïti.

La Coupe du Monde 2026 sera historique pour les Grenadiers. Et ceux qui ont porté ce rêve depuis le premier jour et même le dernier jour méritent davantage que des regrets tardifs ou des justifications maladroites.

Car un maillot national n’est pas seulement une opportunité de carrière. C’est une conviction!!!

 

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