
Encore une fois, Vinícius Júnior se retrouve au cœur d’une polémique qui dépasse le terrain. Après une grande victoire du Real Madrid, ce ne sont pas les exploits sportifs qui font la une, mais des soupçons d’insultes racistes venues d’un joueur argentin. Et comme trop souvent, l’ombre du doute s’accompagne d’un geste révélateur : la bouche cachée derrière le maillot.
Vinicius l’a dit avec force : « Les racistes sont avant tout des lâches. Ils doivent se mettre le maillot devant la bouche pour montrer à quel point ils sont faibles. » Des mots lourds de sens.
Prestianni affirme avoir dit « hermano » et non « mono ». Très bien. Mais une question brûle les lèvres : a-t-on besoin de couvrir sa bouche pour dire « frère » ? Pourquoi ce réflexe de dissimulation si les paroles étaient innocentes ?
Ce geste trahit plus que des mots. Il traduit une conscience de faute. Dans un football mondial qui prétend lutter contre le racisme, ces scènes sont devenues insupportables. Pire encore, elles sont souvent minimisées, diluées dans des « protocoles mal exécutés », pendant que la victime, elle, reçoit un carton jaune pour avoir célébré un but.
Où est la cohérence ? Où est la justice ? La protection dont parle Vinicius est réelle : certains se sentent encore assez à l’aise pour provoquer, insulter, puis nier.
Le football ne peut pas continuer à fermer les yeux. La FIFA doit agir avec fermeté et envoyer un message clair : aucun acte ou parole à connotation raciste ne sera toléré, encore moins protégé.
Se cacher derrière un maillot ne cache pas la vérité. Le racisme n’a pas sa place sur un terrain, ni dans les tribunes, ni dans le silence complice des instances. Le moment est venu de choisir : protéger l’image du jeu ou protéger la dignité humaine.
En somme, quand le silence protège les coupables, le football trahit ses valeurs.



